
Rencontre avec Fabian Scheuermann, chief games officer de l'Esports Foundation, à un mois de l'édition parisienne.
Fabian Scheuermann est à Paris en ce moment,enchaînant les réunions avec ce qu'il appelle les founding publishers de l'Esports Nations Cup, le second tournoi que la fondation s'apprête à lancer.
« Cet atelier était calé depuis six mois, avant même qu'on sache qu'on viendrait à Paris », précise-t-il, comme pour désamorcer une coïncidence.
La rencontre nous offre, à RFT GG, l'occasion rare d'asseoir en face de nous l'homme chargé d'un travail de l’ombre : faire cohabiter sous une même bannière, les communautés de vingt-cinq jeux vidéo qui n'ont parfois pas la moindre raison de se croiser.
Son titre de “Chief Games Officer”, dit assez mal ce qu'il recouvre.
« Mon travail, c'est de m'assurer que tous les éditeurs se sentent bien représentés, avec leurs licences et les communautés qui vont avec. »
Vingt-cinq jeux pour l'EWC et seize éditeurs, seize jeux et onze éditeurs pour la future Nations Cup, Scheuermann admet la complexité, dit-il, qui naît précisément de cette accumulation. Du nombre de jeux, du nombre d'éditeurs, du nombre de régionalités surtout. Comparez la communauté de League of Legends à celle de Crossfire, très ancrée dans la zone Asie-Pacifique, ou à celle de Mobile Legends : même genre, parfois, mais deux mondes. « Il faut que chaque fan, quand il regarde son jeu, se sente bien représenté. »
L'art de dire non
On imagine la difficulté à convaincre des éditeurs de rejoindre une compétition née il y a trois ans à peine mais Scheuermann renverse l'image. Le problème, aujourd'hui, n'est plus de convaincre: « On a tous les titres qu'on veut. La partie difficile, c'est de dire non à certains. » Chaque année, le programme bouge un peu : cette édition réintroduit Fortnite et ajoute Trackmania, quand StarCraft sort de la liste.


