Falcons

Jordan Savelli, directeur sportif français de Team Falcons depuis un an, se livre dans un long entretien à L'Équipe où il détaille le fonctionnement interne de l'organisation saoudienne, devenue une force dominante de l'esport mondial, décryptage.

Falcons n'est pas financé par le fonds souverain saoudien

C'est le cœur de l'article. Savelli affirme sans ambiguïté que le PIF (Public Investment Fund) n'est pas derrière Falcons : 

« Pour être dedans, ce serait beaucoup plus simple si le PIF était avec nous, mais ce n'est pas le cas. » 

Il reconnaît toutefois que la famille royale saoudienne est « immense » et qu'il est possible que le fondateur Msdossary ait reçu de l'aide d'un de ses membres au départ, mais il insiste : « Falcons n'est pas un club d'État. » L'article précise néanmoins que certains sponsors du club, passés ou actuels, sont directement propriété de l’Etat (Saudi Telecom Company, NEOM). Pour nous, c'est une situation qu’on ne pourrait pas qualifier d’exceptionnelle en occident, des entreprises comme Orange ou La Banque Postale ont aussi l'État comme actionnaire.

Le club fonctionne avec un budget conséquent mais encadré, « il n'y a pas de carte bleue illimitée »,  alimenté en grande partie par des sponsorings régionaux, où la marque Falcons est extrêmement puissante au Moyen-Orient. Les gains de l'EWC (7 millions de dollars minimum pour le vainqueur) sont par ailleurs largement réinvestis dans les effectifs.

L'épisode LEC et Riot Games 

Savelli est très direct sur le sujet League of Legends. Falcons a tenté deux années de suite d'entrer en LEC. La première fois, pour le slot d'Astralis, pour des négociations d’environ 20 millions d'euros mais le club a perdu face à la Karmine Corp. La seconde fois, pour la place de Rogue pour un prix évalué à 12 millions, ce qui a retenu Falcons d’investir cette fois : 

« Ça ne donne pas un bon indicateur pour ta ligue. Est-ce que je vais mettre 12 millions si, dans deux ans, ils peuvent n'en valoir plus que 6 ? »