DPLUS KIA 2025: FINANCIAL STATEMENT

Pour les fins limiers de la K-POP, vous connaissez l'existence d'une agence Coréenne du nom d'ABYSS qui gère des artistes comme Sunmi ou Melomance. Mais seuls les érudits savent que cette agence est également propriétaire de Dplus KIA.

Nous avons jeté un œil aux comptes de cette agence qui sans surprise dépeint un esport coûteux.

ABYSS, l'agence star de Gangnam

Commençons par ce qui va bien. Abyss Company est une agence d'artistes basée dans le quartier réputé de Gangnam à Séoul. Ses activités s'étendent entre la musique, la publicité, les événements, le management et les productions audiovisuelles de ses talents..

Le chiffre d'affaires d'Abyss est de 23.9M$ en 2024, (+54% YtoY). Un profit de 8M$ en 2024, contre 4,4M$ l'année précédente, Abyss performe et plus largement le modèle d'agence de divertissement K-POP trouve son compte.

KPOP ABYSS FINANCIAL

Le poids s'appelle ADE Sports

Dans les comptes d'Abyss, on repère une filiale détenue à 100 % : ADE. 

En quelques recherches on fait le lien avec Damwon Gaming, désormais Dplus KIA. Cette filiale est consolidée par la méthode de mise en équivalence ce qui signifie que ses pertes remontent directement dans le résultat d'Abyss, ligne par ligne.

En deux exercices, DK a coûté plus de 6,7M$ à sa maison mère, un montant qui dépassait alors la totalité du chiffre d'affaires de l'agence et qui avoisine le chiffre d'affaires 2023 du club d'environ 6.8M$. Ce que Sunmi, Melomance et les autres artistes rapportaient ne suffisait pas à couvrir ce que le club esport engloutissait de l'autre côté du bilan.

Le calcul inverse interpelle: sans Dplus, Abyss est bénéficiaire. Le profit opérationnel de la K-pop existe bel et bien, il est simplement aspiré par l’esport.

Fin 2024, l'ardoise atteint 8,0M$ et dans ses comptes, Abyss reconnaît qu'environ 70 % de cette somme ne sera probablement jamais récupérée.

Le CA 2025 AD Esport recule de plus de 25 % à ~5,3M$, le sponsoring tient mais le fanbusiness et les prize money s'effondrent en raison des contreperfomances sportives. La perte opérationnelle double à ~2,3M$ malgré une baisse de 15 % des charges esport.