
De Liiv Sandbox à FearX en passant par BNK : derrière l’épopée sportive, les comptes du club de LCK expliquent le redressement patient d'un modèle économique en reconstruction.
L’actualité sportive de BNK FearX a été inédite ces dernières années : titre à l'Asia Invitational, Diable couronné MVP des finales et Rookie de l’année 2025, une participation au First Stand 2026 et des fans plus nombreux que jamais.
Côté finances, 2025 c'est aussi une 4e année consécutive de pertes et une restructuration silencieuse. Ce que nous écrivons aujourd'hui, c'est le récit économique du club au Fennec.
Un peu d'histoire
Sandbox Network, l'agence de création de contenu coréenne fondée en 2014, connue pour gérer les plus gros créateurs YouTube du pays (comme Dotty) rachète Team BattleComics pour entrer en LCK, l’élite sud coréenne de League of Legends.
C'est la naissance de SANDBOX Gaming et en décembre 2020, l'équipe décroche un deal naming avec Kookmin Bank et devient Liiv SANDBOX.
Scénario habituel et attendu, le club brûle beaucoup d'argent. Selon les déclarations de son ex-CEO Jeong In-mo, entre 2019 et fin 2022 le club a investi l'équivalent d'environ 15 M$ hors frais de franchise LCK. Sandbox Network, elle-même en difficulté financière, n'a plus les épaules pour porter la structure eSport.
C'est maintenant qu'entre en scène 4BY4, une société cotée, spécialiste du traitement vidéo IA dirigée par Yoon Jun-ho. Alors elle-même sous pression sur ses marges historiques, elle cherche à diversifier au-delà du B2B et voit dans l'esport un pont d’or vers le grand public.
Le deal à 5,3 M$
Mars 2023, le conseil d'administration de 4BY4 valide le rachat de 60,59 % de SBXG (SandBox GaminG) pour un total d'environ 5,3 M$, un deal structuré en deux étapes :
- Rachat des actions de Sandbox Network : 1 950 titres pour ~1,06 M$ soit environ 540 $ par action.
- Augmentation de capital : 840 titres nouveaux pour ~4,26 M$ soit environ 5 075 $ par action.
L'énorme écart de valorisation entre les deux opérations s'explique moins par un choix stratégique que par la réalité : La filiale de Sandbox dédiée à l’esport était en quasi-cessation de paiement. Le deal est avant tout un sauvetage financier et l’expert chargé de l’opération justifie le prix par un projet : Portal.







