ENC UFCEP

L'Union Française des Clubs d'Esport Professionnels (UFCEP), a officiellement annoncé ce mercredi son retrait de la course pour représenter la France à l'Esports Nation Cup 2026, la toute première compétition mondiale par nations organisée par l'Esports World Cup Foundation en novembre prochain à Riyad.

Que s’est il passé ? Nous vous proposons une lecture simple et précise du sujet incluant les récentes déclarations du porte-parole de l’UFCEP, Arthur Perticoz.

Deux candidatures mais un problème

Pour comprendre le sujet, il faut remonter le fil de quelques semaines. L'EWCF avait lancé un appel à candidatures mondial pour désigner, pays par pays, un "National Team Partner" (NTP) autrement dit, l'entité qui serait chargée de monter les équipes nationales, sélectionner les joueurs, et organiser toute la logistique pour les 16 jeux au programme.

En France, deux structures se sont positionnées :

  • L'UFCEP, portée par les clubs professionnels (Vitality, Karmine Corp, Gentle Mates…), avec Matthieu Péché, médaillé olympique, comme chef de délégation, et des figures comme Bertrand Amar et Matthieu Dallon fondateurs de N.E.O à la manœuvre.
  • France Esports, l'association historique de l'écosystème, qui a proposé la candidature de Sébastien "Ceb" Debs, comme National Team Manager et qui bénéficie du soutien du syndicat des éditeurs.

Deux visions, deux projets, et un bras de fer qui s'est installé.

La fusion imposée qui a tout fait basculer

Face à cette situation de double candidature, l'EWCF a tenté de jouer les médiateurs pour une raison que nous ignorons, en proposant une solution : fusionner les deux entités autour d'une seule candidature pour représenter la France. Sur le papier, l'idée a du sens. En pratique, elle a mis le feu aux poudres.

L'UFCEP a catégoriquement refusé cette proposition. Selon les clubs professionnels, les discussions ont révélé des divergences profondes sur la gouvernance et les modalités de sélection. Le communiqué officiel de l'UFCEP parle de « conditions d'association et de gouvernance qui ne correspondaient pas à la vision portée par les clubs professionnels », et d'une « impasse » qui rendait la poursuite de la candidature impossible.